Revue de presse « Hélène de Montgeroult – La Marquise et la Marseillaise »


Bruno Robilliard, piano (HORTUS 048 – 2006 – T.T. 59’34)
Ce disque est disponible à la vente chez votre disquaire ou chez l’éditeur.
  • treize pièces de piano qui sont de véritables bijoux, souvent visionnaires… C’est Bruno Robillard qui nous fait découvrir ces treize pièces de piano qui sont de véritables bijoux, souvent visionnaires, annonçant dans la tradition même d’un Bach les grands du romantisme de Schumann, Chopin à Mendelssohn et Liszt. (Radio Notre-Dame Père Claude Ollivier 29/11/2006)
  • Une audace tonale, une sensibilité déjà romantiques qui font de ces études des moments de grâce et souvent d’imprévu… Voilà une découverte d’importance : celle de la première femme nommée professeur de pianoforte au conservatoire de Paris dans les dernières années du XVIIIe siècle. Née à Lyon en 1764, huit ans après Mozart, grande virtuose, Hélène de Montgeroult est l’auteur d’un Cours complet pour l’enseignement du fortepiano dont les dernières pages sont contemporaines des naissances de Mendelssohn, Chopin, Schumann, Liszt… On aurait continué à l’ignorer sans les travaux du musicologue Jérôme Dorival qui ont exhumé une œuvre considérable et surtout passionnante par son aspect prophétique. Le titre du recueil a sans doute desservi aux yeux de la postérité une musique bien mieux que strictement pédagogique. Peu de souci du développement des thèmes mais une audace tonale, une sensibilité déjà romantiques qui font de ces études des moments de grâce et souvent d’imprévu. Le pianiste Bruno Robilliard leur rend justice avec toute la transparence et le brio que l’on connaît à cet excellent représentant de l’école lyonnaise. Parallèlement au disque paraît chez le même éditeur un fort volume témoin du travail considérable d’historien accompli par Jérôme Dorival. Le titre La Marquise et la Marseillaise s’explique par un détail biographique […] et suggère l’inappréciable apport de l’auteur de l’ouvrage : une véritable histoire de la Révolution en relation avec la vie musicale. Avec un catalogue complet de l’œuvre, une riche bibliographie et quelques annexes utiles.  (Philippe Andriot. 16/12/06 Le Tout Lyon n° 4715)
  • Une artiste novatrice, sensible et inspirée… L’attrait que fait naître cette destinée singulière est renforcé par la découverte d’œuvres bien en avance sur leur temps, si l’on en juge par ces Études composées dans la première décennie du XIXe siècle. Certaines montrent une évidente parenté avec Bach (un peu à la façon de Mendelssohn) ; d’autres plus nombreuses, préfigurent les style des plus grands compositeurs qui vont suivre. Il y a du Schubert, façon Impromptu dans l’Etude n°62 « pour apprendre à chanter en se croisant sur la droite » ; du Chopin, façon Opus 10 n°12, dans l’Etude n°107, « pour donner à la main gauche de la rapidité dans un trait continu » ; et même du Brahms, façon Intermezzi, dans l’Etude n°104, « pour la difficulté du ton dans un mouvement agité. […] Aussi loin de la musique des salons que des exercices pédagogiques stériles, la Marquise apparaît comme une artiste novatrice, sensible et inspirée. (Jérôme Bastianelli Diapason. Le CD est récompensé par 5 diapasons)
  • Les Études sont romantiques avant la lettre. Elles évoquent Schubert, Mendelssohn et leurs contemporains, et la postérité leur aurait sans doute accordé plus d’attention si Hélène de Montgeroult les avait appelées Impromptus, Romances sans paroles ou Nocturnes. (Marc Vignal Le Monde de la Musique, décembre 2006, 4 étoiles)
  • Une redécouverte majeure… une pionnière avisée, rebelle, farouche, indiscutablement attachante… Le pianiste Bruno Robilliard dévoile le feu compositionnel d’une virtuose pour le piano, pédagogue au Conservatoire dès 1795, célébrée sous la Révolution et l’Empire, qui annonce l’embrasement des romantiques, Schumann, Chopin, Mendelssohn. Hélène de Montgeroult précède Fanny Mendelssohn et Clara Schumann, une redécouverte majeure !  […] La musicienne maîtrisait l’écriture : elle affirme une intuition déjà préromantique qui regarde vers Schumann et Chopin, parfaite émule de Beethoven, sœur de Schubert… [Elle aurait pu être sa mère !] […] C’est bien une redécouverte majeure qui s’annonce et s’explicite farouchement ici, avec une évidente facilité d’élocution digitale.  Un disque incontournable pour une compositrice à connaître d’urgence ! Soulignons la notice parfaitement documentée du livret d’accompagnement. Un régal d’érudition vivante, présentant chacune des pièces « recréées » dans ce disque excitant. (Camille de Joyeuse classiquenews.com)
  • Quelle découverte! Je ne pensais pas que les « Romantiques » avaient pu avoir « un » tel précurseur ! Ces exercices de piano au registre si large m’ont fasciné – et ce n’est pas une clause de style […] (Robert-Yves Quiriconi Associated Press 26/12/2006)
  • En première mondiale, dans un CD disponible aux Éditions Hortus, Bruno Robilliard, au piano, fait entendre treize pièces – études, fugue, fantaisie et sonate-, extraites du « Cours complet ». Une pure merveille. À ne pas manquer ! (Robert-Yves Quiriconi Associated Press 26/12/2006)
  • Une musique inspirée, colorée, sortie de nulle part et pourtant fondatrice : une pianiste venue de la Révolution… Qui connaissait Hélène de Montgeroult (1764-1836) ? Cette grande pianiste, aristocrate virtuose, n’échappa à la guillotine qu’en jouant La Marseillaise devant le Comité de salut public. Elle fut ensuite la première femme nommée professeur au Conservatoire. Bruno Robilliard nous offre plusieurs pièces de cette grande oubliée et la surprise est de taille : si la Sonate n° 9 nous renvoie au classicisme fin XVIIIème siècle, les dix Études et la Fantaisie qui l’accompagnent annoncent les pages équivalentes de Schumann ou Chopin. Une musique inspirée, colorée, sortie de nulle part et pourtant fondatrice que Robilliard défend avec brio. (Jean-Luc Macia La Croix, 13/14 janvier 2007)
  • Si elle a beaucoup vécu, improvisé et joué supérieurement, Hélène de Montgeroult a laissé peu de traces et, sauf quelques témoignages significatifs de la place éminente qu’elle occupa dans la vie musicale, son biographe a dû tracer son portrait comme on dessine un astre invisible à partir de ce qui l’entoure. Reste une production considérable pour le clavier : sonates, thèmes variés, fugues et, surtout, les 114 études qui, à la suite d’un millier d’exercices, constituent l’essentiel de son Cours complet pour l’enseignement du fortepiano. Une sélection, enregistrée par Bruno Robilliard avec la belle énergie qu’on lui connaît et publiée également par Symétrie, ne laisse aucun doute sur la virtuosité et le tempérament de la belle Hélène. Elle ne pêchait que par excès d’idées. L’inverse est moins remarquable. (Gérard Condé. Le Monde TV et Radio)
  • Et nous, deux siècles plus tard, de nous scandaliser : comment une compositrice aussi douée, ainsi qu’en témoigne le continent si longtemps englouti de ses partitions, a-t-elle pu « échapper » à l’histoire de la musique ? La réponse est sociologique, idéologique, et renvoie au sort « posthume » réservé aux « auteures » du XIXe siècle, depuis les éructations baudelairiennes sur la « femme Sand » jusqu’au mépris (paternaliste, au mieux) du milieu artistique masculin et de sa postérité musicographique. Cœur battant dans l’intranquillité : et puis il y a ce jargon confusionniste du commerce en magasin ou en ligne nomme le « coup de cœur », et que l’on préfèrera dire « de cœur battant ». Avec Bruno Robilliard, ce fut dès la 1ère plage une Étude 62, indicible élan d’inspiration vers l’infini de la mélancolie mémorielle. Et qui nous bouleverse. (Dominique Dubreuil, ClassiqueNews, 27 février 2009)

Autres témoignages individuels :

  • Merci pour le disque d’Hélène de Montgeroult ! Tu as mille et une fois raison d’offrir une seconde existence à cette étonnante compositrice, qui n’a pas même l’honneur d’une mention dans le Grove (édition 1980, celle que j’ai pu consulter). (E.M., musicologue, novembre 2006)
  • Je suis en effet frappée par la modernité des études et de la fantaisie d’Hélène de Montgeroult, sa vision du piano et ses propos pénétrants. Voilà de quoi stimuler les pianistes en quête de répertoire et de réflexion esthétique. (Sylvie L., musicologue, novembre 2006)
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