Sonate n° 9 en fa dièse mineur Op. 5 n°3

26,00

Description

Hélène de Montgeroult (1764-1836) a publié les Trois sonates pour le pianoforte, œuvre 5 chez Mlles Érard 1804 et 1807. En effet, 1804 est la date, annoncée dans le Journal de Paris du 25 août, de sa Pièce pour le forte piano œuvre 3ème . L’opus 4, aujourd’hui perdu, serait de la même période 1804-1807. Il s’agirait, selon diverses sources, de Pièces détachées pour piano, ou bien, selon Fétis, de trois Fantaisies. La date butoir de 1807 est donnée par le dernier opus publié (en dehors du Cours complet qui ne porte pas de numéro d’opus), les Six Nocturnes à voix seule avec accompagnement de pianoforte, paroles tirée de Métastase, œuvre 6 (Paris, Mlles Érard).

La seconde édition de l’opus 5, qui sert de base à la présente édition, est encore due aux demoiselles Érard, et ne possède pas les qualités de gravure que les frères Marquerie vont insuffler au futur Cours complet : peu d’indications de nuances et d’attaques, pas de doigtés ni de mouvements métronomiques, systèmes très resserrés dans la page, pas de numéros de mesure – c’est la raison qui nous a fait opter pour une édition moderne. Elle est annoncée dans la presse : les Tablettes de Polymnie (II, 20 avril 1811, page 351) et le Journal de Paris du 10 avril 1811.

La multiplication des éditions des œuvres d’Hélène de Montgeroult de son vivant montre bien le succès de sa musique dans les salons, qui est la destination naturelle de la musique de piano à cette époque. Quatre éditions pour l’opus 1 (dont une en Allemagne), quatre pour l’opus 2, une pour l’opus 3, deux pour l’opus 4 et deux pour l’opus 5. Le Cours complet pour l’enseignement du forte piano connut également trois (ou quatre) éditions françaises – faites avec les mêmes planches – et une allemande (vers 1839). Un célèbre critique de l’époque, Castil-Blaze, souligne qu’Hélène de Montgeroult a « composé de belles sonates de piano » (Dictionnaire de musique moderne, 1828).

D’après le peu d’exemplaires de l’opus 5 conservés, il faut croire que ce type de répertoire n’a pas eu l’honneur des bibliothèques publiques parce qu’il n’était pas destiné au concert. La Sonate en fa# mineur est la troisième du recueil, et la neuvième et dernière des sonates d’Hélène de Montgeroult. La compositrice se montre ici plus classique de style que dans ses études du Cours complet, ce qui est dans la logique du genre de la sonate.

Jérôme Dorival, directeur des Éditions Modulation – novembre 2014.

Informations complémentaires

Poids 50 g
Dimensions 32 x 22.5 x 0.5 cm

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