Hélène de Montgeroult, La Marquise et la Marseillaise


Jérôme Dorival. Éditions Symétrie, Lyon. 450 pages. 40, 00 €. ISBN 978-2-914373-16-6. Novembre 2006.

 

  • Parue il y a dix ans aux éditions Symétrie, cette passionnante biographie replaçait sur le devant de la scène une interprète et compositrice injustement oubliée de l’histoire, bien que figure charnière dans l’évolution de la musique : Hélène de Montgeroult. (Thierry Hillériteau, Le Figaro)
  • Jérôme Dorival consacre à cette musicienne une biographie complète. […] Les nombreuses mises en relation avec ses contemporain(e)s présentent la musicienne dans son réseau social et artistique et cette vision plurielle dépeint un portrait fascinant d’une personnalité aux facettes multiples. […] Les nombreuses sources citées ou annexées permettront aux chercheuses et aux chercheurs suivants de s’appuyer avec confiance sur cette première biographie moderne de la marquise de Montgeroult. (Irène Minder-Jeanneret, femmesetmusique.com)
  • Privilégiant une approche pluridisciplinaire sur un strict cadre musicologique, sans laquelle il n’aurait pu appréhender l’ensemble des traits de cette personnalité riche et complexe dans laquelle il va jusqu’à voir le modèle de Corinne de madame de Staël, Jérôme Dorival s’y est bien évidemment attaché, et le lecteur à sa suite. C’est que le sérieux de son ouvrage, agrémenté d’une iconographie soignée, n’exclut pas les réflexions personnelles ou même l’humour, à l’image ce chapitre commençant par les mots « La Marquise sortit à 5 heures »… (Simon Corley, ConcertoNet.com)
  • C’était une forte personnalité que celle de cette musicienne que Jérôme Dorival nous invite à connaître. Son ouvrage, très complet, accompagné de nombreuses illustrations et d’annexes importantes, fait revivre une musicienne jusque-là méconnue et la situe dans son milieu et son époque. (Jean Roy, Vient de paraître)
  • Saluons d’abord l’audace de Jérôme Dorival de nous proposer (enfin !) un ouvrage sur cette musicienne (presque) totalement inconnue. […] Jérôme Dorival a su mêler adroitement biographie, étude de l’œuvre et réflexion. Ce premier ouvrage sur le sujet mérite l’attention. […] Le fait est que l’on est séduit par cette femme et son destin aussi surprenant que romanesque, avec sa part de mystère et de discrétion. (Anne-Noëlle Bouton, Revue de musicologie)
  • Jérôme Dorival a fait œuvre d’archéologue en recherchant traces après traces les chemins de la destinée d’une artiste hors norme […]. Un témoignage qui devrait finir de nous convaincre : la lecture de cette biographie de plus de 420 pages sera un premier geste de réhabilitation, l’écoute de ses œuvres gravées aux éditions Hortus, l’étape suivante… (Lexnews)
  • Jérôme Dorival, qui est tout aussi bien historien que musicien, nous propose dans son excellent ouvrage le fruit de ses recherches sur cette musicienne peu connue de nos jours alors qu’elle fut célèbre en son temps. […] À l’aide d’une documentation sans faille […] l’auteur nous replonge dans l’existence de notre marquise en évoquant très bien tout le background culturel de l’époque des salons jusqu’au romantisme. Gageons que le Dorival figurera dans toutes les bonnes bibliothèques. (Frédéric Platzer, Resmusica.com)
  • Avec une grande rigueur, Jérôme Dorival analyse sans rien lui ôter de sa beauté romanesque, la magnifique anecdote selon laquelle la pianiste sauva sa tête, pendant la Terreur, en jouant La Marseillaise devant le tribunal chargé de la juger. Un disque dû au pianiste Bruno Robilliard […] permet de constater la qualité remarquable de ses compositions, […] invitant à réévaluer l’histoire de la musique française de la Révolution et de l’Empire. (Michel Gribenski, Classica-Répertoire)
  • Ses œuvres troublent par leur beauté ardente… Sa vie est un roman, elle enseigne au Conservatoire, elle échappe à la guillotine de la Terreur en… plaidant sa cause avec le jeu sublimé de la Marseillaise, elle est l’amie de Madame de Staël qui lui emprunte peut-être ses traits pour Corinne, elle ressemble à la Sybille, voire à la Sylphide qui hanta Chateaubriand, elle a des amours romantiques de jeunesse puis d’automne. Et musicalement, ses œuvres troublent par leur beauté ardente, leur côté annonciateur de Schubert,  Chopin ou Schumann. Son découvreur musicologue, Jérôme Dorival, présentera en avant-première de son livre sur La Belle Hélène, les œuvres et les musiciens qui défendront des partitions captivantes. (Dominique Dubreuil, Plumart, magasine en ligne, Juillet 2006)
  • Une pure merveille. À ne pas manquer ! Hélène de Montgeroult (1764-1836), reconnue en France comme la meilleure pianiste de son temps, souffre, comme l’écrit Geneviève Fraisse dans sa préface, « de la maladie commune des créateurs, particulièrement répandue chez les femmes, la maladie de l’oubli ». Que faire alors, si ce n’est reconstituer patiemment le parcours de cette interprète, compositrice, pédagogue théoricienne, témoin de la rupture révolutionnaire. C’est ce à quoi s’attache brillamment l’auteur, compositeur et clarinettiste, qui a également effectué ses études d’histoire à la Sorbonne. « Femme libre», Hélène de Montgeroult  adopta des valeurs d’une réelle modernité, refusant de se réfugier dans le statut de victime, malgré des aventures aussi incroyables que malheureuses. Dans cet esprit, elle composa une musique «d’intériorité », tournant le dos au « commerce de la virtuosité » alors en pleine expansion. Rejet des compromissions, et distanciation d’avec son temps, la font appartenir désormais au nôtre. Aimant l’opéra italien, elle jouait volontiers ses contemporains Mozart et Haydn, et fut la première à faire connaître aux pianistes le style de Bach. Son « Cours complet » publié vers 1812, montre que le piano romantique était déjà présent à Paris sous la Révolution et l’Empire, bien avant l’essor de Mendelssohn et de Schumann. La petite histoire retiendra qu’elle a sauvé sa tête en improvisant sur la «Marseillaise », pendant la Terreur, devant le redoutable Comité de salut public. (Robert-Yves Quiriconi Associated Press 26/12/2006)
  • … C’est que cette musique chante… C’est que cette musique est très expressive… Cela est très étonnant et de toute beauté… Les éditeurs insistent, Hélène de Montgeroult (1764-1836), qui introduit la musique de Johann Sébastien Bach dans le répertoire français, annonce le romantisme. C’est aussi ce que soutient Jérôme Dorival, dans un gros livre consacré à la compositrice (Symétrie 2006) […] On y entend indéniablement Bach, on se dit que là c’est Schumann mais que ce n’est pas Schumann, que c’est ici Schubert, mais que ce n’est pas Schubert, ou encore Clementi sans que ce soit Clementi, ou encore, parfois, qu’il y a un pointe de la mélodie, voir de « mécanique » à la Scarlatti. Ce qu’on peut dire d’un compositeur comme Boëly (1785-1858), mais lui est de la génération suivante. La musique de la marquise a une structure classique à la viennoise, mais chante (mélode) de manière particulière. Elle a le romantisme qu’on attribue aussi après coup, à Beethoven, ou en littérature à Jean-Jacques Rousseau. C’est que cette musique chante. Hélène de Montgeroult l’écrit dans l’introduction de sa méthode de piano : « comment faire chanter, comment donner l’illusion du chant, à cet instrument qui y est si peu disposé » ? C’est que cette musique est très expressive, elle est marquée d’une forte personnalité sans jamais être envahissante, ou s’imposer par l’esbroufe. Cela ne suffit pas, esthétiquement, à définir le romantisme musical. C’est un pendant esthétique français au contemporain Beethoven (1770-1832). Cela est très étonnant et de toute beauté. (Jean-Marc Warszawski 26/12/2006 Site internet www.musicologie.org)
  • Note de la rédaction : incontournable… Le texte de Jérôme Dorival restitue la personnalité d’une femme musicienne remarquable, et l’histoire de la musique a gagné une figure désormais incontournable. Le livre est une révélation. Interprète, compositrice, pédagogue, théoricienne… les dons de la marquise Hélène de Montgeroult parlent pour elle et justifient, le portrait vivant que nous offre aujourd’hui, Jérôme Dorival. Le biographe saisit les subtilités d’une pionnière : femme et musicienne affirmée, capable de défi, de ténacité, de créations visionnaires. Hélène de Montgeroult accompagne l’évolution de la société, de la Révolution à l’Empire, témoignant de la crise politique et philosophique de son temps ; sur le plan musical, elle accompagne aussi le passage du clavecin au pianoforte. De sorte que sous la plume de l’auteur, remarquablement argumentée, c’est non seulement une personnalité qui se dresse, mais aussi une époque. En elle, s’incarne idéalement l’affirmation d’une identité féminine de plus en plus visible et revendiquée comme telle, par la voix de ses contemporaines, Germaine de Staël ou la peintre, portraitiste officielle de Marie-Antoinette sous l’Ancien Régime, Madame Vigée-Lebrun. En Hélène de Montgeroult, s’affirme la voie des compositrices (qui furent aussi, comme elle, de grandes pianistes) que notre époque redécouvre enfin : Fanny Mendelssohn ou Clara Schumann. En nous dévoilant, l’œuvre, la carrière et le visage d’une femme musicienne d’exception, Jérôme Dorival fait œuvre lui-même  de recréateur : pour le première fois, l’intensité d’une personnalité musicale nous est intégralement restituée. Il confirme aussi de nouvelles zones de la recherche. L’histoire de la musique s’est écrite au masculin : en heureux prophète, l’auteur nous permet d’envisager d’autres horizons de découverte où la sensibilité change de forme et d’apparence. C’est la pluralité des auteurs, sans préjugés de classe ni de sexe, qui est révélée ici, et notre histoire musicale gagne grâce à l’historien, une figure désormais incontournable. (Alban Deags lundi 15 janvier 2007 Classiquenews.com)

 

  • Une musicienne exceptionnelle… Le titre sonne bien et l’invité de Jeanne Martine Vacher, le compositeur et historien Jérôme Dorival, a eu raison de le choisir pour attirer l’attention sur sa biographie d’Hélène de Montgeroult qui vient de paraître chez Symétrie (421 p., 40 €). Car cette musicienne exceptionnelle, à qui sa position d’aristocrate interdisait de se produire en dehors d’un cercle d’artistes et de connaisseurs choisis, n’a pas seulement sauvé sa tête en interprétant, devant le Comité de salut public, des variations enflammées sur l’air des Marseillais (qui lui valurent d’être nommée professeur de piano au Conservatoire), mais elle mena encore, de 1764 à 1836, une vie singulièrement libre, digne d’un roman. Dans Consuelo, George Sand reprit d’ailleurs un des épisodes des aventures qu’on lui a prêtées. (Gérard Condé. Le Monde TV et Radio)

 

Autres témoignages individuels :

J’ai commencé à lire votre livre, et j’ai hâte de trouver le temps de le terminer. Dès mon arrivée, je me suis empressé d’écouter le disque. C’est de toute beauté, et à peine concevable à cette date. (Pierre V., historien d’art, décembre 2006)

J’ai lu […] le livre sur Montgeroult, et déchiffré ses études et leurs commentaires passionnants. Travail remarquable, au service d’une grande figure ! Bravo à Jérôme Dorival et à l’éditeur. (M. G., pianiste et chef d’orchestre, ajnvier 2007)

J’ai découvert cette musique avec  émerveillement, et j’ai lu la vie de cette femme musicienne et compositrice avec beaucoup  d’intérêt. (B. H. J., pianiste)

 

 

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